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Journal du Médecin
1654 - 25.02.2005
 
 
Se brosser les dents pour garder un cœur sain

Des chercheurs du NIH (USA) ont mis en évidence une corrélation entre la présence de micro-organismes responsables d'une parodontite et l'épaisseur de la paroi de la carotide, qui est un bon indicateur d'athérosclérose.

L'idée selon laquelle la flore buccale contribue aux maladies cardiovasculaires n'est pas neuve. Elle date du début du siècle passé. Cette théorie, qui était alors connue sous le nom de «théorie de l'infection focale», avait néanmoins été abandonnée à la fin des années 30, mais depuis une dizaine d'années, elle a à nouveau le vent en poupe.

«De nombreuses études épidémiologiques ont montré une corrélation entre l'infection et l'inflammation des gencives et des mâchoires d'une part, et les maladies cardiovasculaires d'autre part, explique Moïse Desvarieux (University of Minnesota, USA). Mais le caractère fondamental du rôle des micro-organismes pathogènes n'est apparu dans aucune des études. Les chercheurs se sont plutôt penchés sur des paramètres indirects, comme la perte de dents, la profondeur de l'alvéole, ou la destruction osseuse.»

C'est pourquoi, quatre groupes de recherches appartenant au NIH (National Institutes of Health) ont démarré l'étude Invest (Oral Infections and Vascular Disease Epidemiology Study). Parmi les 657 volontaires sélectionnés, des prélèvements buccaux ont été effectués chez les adultes les plus âgés de façon à étudier leur flore bactérienne. Par la même occasion, l'épaisseur de leur paroi carotidienne a été mesurée. Selon Desvarieux, celle-ci constitue un bon indicateur de la présence d'une athérosclérose sub clinique.

Cinq souches bactériennes semblaient être associées à un épaississement de la paroi carotidienne. Ces bactéries sont les suivantes: Actinobacillus actinomycetemcomitans, Porphyromonas gingivalis, Tannerella forsythia, Treponema denticola et Micromonas micros. Par ailleurs, la contribution de ces bactéries au développement d'une athérosclérose est restée statistiquement significative après correction pour d'autres facteurs de risque comme le tabac et le diabète. «Ce sont les quatre premiers micros-organismes qui sont les plus importants, précise Desvarieux, parce qu'ils sont généralement considérés comme les initiateurs de la parodontite.»

Cette première phase de l'étude Invest a été publiée dans la revue Circulation (111:576-582), mais l'étude n'en est encore en fait qu'à son stade initial. Les participants de cette étude devront être suivis tous les trois ans sur une période de 10 à 20 ans. «Cette stratégie est importante pour résoudre une polémique du type de l’œuf et de la poule, continue Moïse Desvarieux. En effet, nous ne pouvons affirmer avec certitude que l'infection chronique et l'inflammation de la gencive et de la mâchoire débouchent sur de l'athérosclérose entraînant des formes cliniques de maladies cardiovasculaires dans un second temps. Il est vrai que c'est l'hypothèse à laquelle nous avons toujours adhéré, mais sur le plan théorique, le contraire est également possible: à savoir que l'épaisseur de la carotide soit responsable de la parodontite. Seule une étude longitudinale de type épidémiologique, comme celle que nous appliquons dans l'étude Invest sera à même d'apporter une réponse définitive à cette question.»

LEGENDE:

La théorie dite de l'infection focale a à nouveau le vent en poupe depuis une dizaine d'années.




Peter Raeymaekers
 
 
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